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Les acteurs non-étatiques de l’espace CEDEAO se penchent sur la problématique du terrorisme et de l’extrémisme violent dans la région
Gen. Behanzin, Commissiner PAPS, Madam Koroma, Vice President ECOWAS Commission and Mme Lamido, Minister of State for African Intergration, Nige

Niamey, le 26 août 2019. Les 26 et 27 août 2019, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEO) a organisé à Niamey, au Niger, une réunion des acteurs non-étatiques pour réfléchir aux moyens de mettre fin au terrorisme et à l’extrémisme violent dans la région. Cette rencontre a été organisée en partenariat avec la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ), le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), ainsi que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Cette rencontre de deux jours a offert aux acteurs non-étatiques venus des quinze Etats membres de la CEDEAO, auxquels se sont joints ceux du Cameroun, du Tchad et de la Mauritanie, une plateforme de discussions et d’échanges sur les menaces grandissantes que posent le terrorisme, l’extrémisme violent et les affrontements intercommunautaires dans la région du Sahel.

Prenant la parole lors de la cérémonie d’ouverture, Madame Lamido Ousseini Salamatou Bala Goga, Ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Nigériens de l’Extérieur a souligné que le terrorisme constitue une menace importante pour la paix et la sécurité de la région et qui s’étend à d’autres pays, par-delà les frontières. D’où la nécessité pour tous, acteurs étatiques et non-étatiques, de participer à la recherche de solutions pour y mettre fin.

Pour sa part, Madame Finda E.M. Koroma, Vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, dans ses remarques d’ouverture, a salué les efforts et la détermination de Son Excellence Mahamadou Issoufou, Président de la République du Niger et Président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, à trouver une solution aux problèmes liés à la sécurité et au terrorisme, en particulier dans la région du Sahel.

“La menace du terrorisme qui est l’objet de notre réunion aujourd’hui et demain, est un sujet de préoccupation majeure pour nous tous en Afrique de l’Ouest. Notre région est régulièrement la cible d’actes terroristes perpétrés quasi quotidiennement,” a-t-elle declare.

Group Photograph
Cross Section of Participants 2

La Vice-présidente a ensuite souligné la nécessité de réfléchir aux causes profondes de la radicalisation et de l’extrémisme violent, en vue de combattre et d’éradiquer le terrorisme dans l’espace CEDEAO.

Mettant à son tour l’accent sur les effets négatifs de l’extrémisme violent et des menaces qu’il pose pour le développement humain, le Général Francis A. Behanzin, Commissaire aux Affaires politiques, à la Paix et la Sécurité au sein de la Commission de la CEDEAO, a indiqué que la réunion de Niamey offre aux différents acteurs de la région une occasion de participer à la recherche de solutions durables au problème du terrorisme dans la région.
Il a souligné à ce titre le rôle crucial à jouer par les acteurs de la société civile, les exhortant à proposer une stratégie à adopter par la région pour venir à bout de la radicalisation et de l’extrémisme violent.

De son côté, Madame Ruby Sandhu-Rojon, adjointe au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) a souligné que sa participation à la réunion témoigne de la solidarité de l’UNOWAS et de son engagement à mettre fin au fléau du terrorisme dans la region.

“Aucun pays, aucun acteur, ne peut à lui seul livrer cette bataille et partant, il nous faut des partenariats encore plus constructifs,” a-t-elle declare.

Prenant à son tour la parole, Madame Diana Louise Ofwona, Representante résidente du PNUD au Niger, en donnant lecture d’une déclaration de Madame Ahunna Eziakonwa, Administratrice assistante et Directrice du Bureau régional du PNUD en Afrique, a souligné que le PNUD s’efforce d’assurer la mise en oeuvre d’une approche régionale de partage de responsabilités, à travers son initiative de développement humanitaire pour la Paix et la Sécurité.

Il est à noter que la réunion des acteurs non-étatiques sera suivie d’une réunion conjointe des chefs d’Etat-major des armées et des chefs des services de Sécurité et de Renseignements sur le terrorisme, prévue les 28 et 29 août 2019 à Niamey.

Ces deux réunions entrent dans le cadre des préparatifs d’une réunion ministérielle devant se tenir le 12 septembre 2019 à Ouagadougou, en prélude à un sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO qui sera consacré à la question du terrorisme, le 14 septembre 2019.

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