

La Commission de la CEDEAO, à travers sa Direction des Affaires Humanitaires et Sociales (DAHS), se joint à la communauté internationale pour commémorer la Journée mondiale de la lutte contre la traite des personnes (TIP) le 30 juillet 2025, sur le thème : « La traite des êtres humains est un crime organisé – Mettons fin à l’exploitation »
En Afrique de l’Ouest, la traite des personnes continue de prospérer sur les vulnérabilités engendrées par les difficultés économiques, les conflits armés, l’instabilité politique, les inégalités fondées sur le genre, le chômage et la quête de meilleures conditions de vie. Notre région, comme d’autres, a été témoin du lourd tribut que la traite inflige aux individus, aux familles et aux communautés. Les victimes sont dépouillées de leur dignité, de leur liberté et de leur avenir – nombre d’entre elles ne se remettent jamais complètement du traumatisme.
La CEDEAO a placé la lutte contre la traite des personnes au cœur de son programme de sécurité humaine et de protection sociale. La Commission de la CEDEAO continue de fournir une assistance technique, des orientations politiques et un appui au renforcement des capacités aux États membres, avec des interventions fondées sur une approche axée sur les droits et centrée sur les victimes, mettant l’accent sur la prévention, la protection, les poursuites et le partenariat.
La CEDEAO a fourni 516 000 USD pour soutenir plus de 1 000 victimes de la traite des personnes.
Les fonds ont été déboursés entre le 15 août 2024 et le 15 février 2025 par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Ces fonds ont été directement utilisés, à travers un partenariat sur le terrain entre les bureaux locaux de l’OIM, les bureaux des représentants résidents dans les États membres et les institutions nationales de lutte contre la traite des personnes, pour fournir des services essentiels aux survivants, notamment un hébergement, une assistance juridique, un soutien psychosocial et une aide à la réinsertion.
Un total de plus de 1 100 victimes ont bénéficié de ce soutien visant à compléter les efforts des États membres ; les mineurs représentaient environ 47 % des victimes assistées, tandis que les adultes constituaient 53 % du total. Les femmes étaient majoritaires parmi les victimes, représentant environ 68,8 %, contre 31,18 % pour les hommes.
L’assistance fournie comprenait : nourriture, vêtements et soins médicaux d’urgence, frais de scolarité et matériel éducatif pour les enfants survivants, frais de formation technique et professionnelle pour les victimes adultes, ainsi que des kits de réinsertion et d’autonomisation, comprenant des outils et des équipements pour des activités génératrices de revenus.
Parmi les autres actions récentes de la Commission de la CEDEAO figurent :
Les interventions énumérées illustrent l’engagement de la CEDEAO à veiller à ce que personne en Afrique de l’Ouest ne soit laissé sans protection ni soutien.
Nous appelons les États membres à intensifier la mise en œuvre nationale des cadres juridiques régionaux et internationaux, y compris le Plan d’action de la CEDEAO de lutte contre la traite des personnes (en particulier les femmes et les enfants) et d’autres instruments connexes. Nous exhortons également la société civile à continuer de servir de voix et de refuge pour les survivants.
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