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La CEDEAO et l’Allemagne vont œuvrer à consolider les progrès de l’intégration ouest-africaine

pic-13La CEDEAO et la République fédérale d’Allemagne vont œuvrer en faveur de la consolidation des progrès réalisés jusqu’ici en matière d’intégration de la région ouest-africaine.

Par ailleurs, le bloc régional et l’Allemagne vont également étudier les moyens de combler le fossé de la pauvreté dans la région, de créer un environnement favorisant l’accès des jeunes aux financements et à l’emploi, ainsi que d’endiguer le flux des migrations illégales vers l’Europe.

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SE Dr Frank-Walter STEINMEIER (centre), ministre des Affaires étrangères allemand lors de sa visite à la Commission de la CEDEAO à Abuja, le 10 Octobre 2016

Ce sont là les principaux points qui sont ressortis des entretiens qui se sont déroulés à la Commission de la CEDEAO, à l’occasion de la visite de travail qu’a effectuée  le ministre des Affaires étrangères allemand auprès du président de la Commission de la CEDEAO, Son Excellence Marcel de Souza, le 10 octobre 2016.

Accueillant M. Steinmeier et sa délégation au forum ouvert qui a fait suite à une session à huis clos, le Président De Souza leur a exprimé sa gratitude pour le soutien qu’apporte le gouvernement allemand à la CEDEAO. Il a assuré que celle-ci serait en mesure de consolider les progrès réalisés dans le cadre de programmes d’intégration tels que ceux liés à la libre circulation des personnes, des biens et des services, ainsi qu’à la paix et la sécurité. Il a également proposé la mise en place d’un Sommet CEDEAO-Allemagne.

Par ailleurs, le Président De Souza a souligné la nécessité d’établir un équilibre entre la croissance démographique en Afrique de l’Ouest et la croissance économique, afin que les progrès réalisés dans le domaine économique puissent produire pleinement leurs effets.

A ce sujet, il a exprimé sa préoccupation concernant la situation actuelle, dans laquelle l’on note que le taux de croissance démographique moyen est de 3 pour cent, alors que le taux de croissance économique n’est que d’environ 4 pour cent. Il a noté à cet égard que, dans cette région de 320 millions d’habitants, il sera difficile de réduire la pauvreté si la croissance économique n’atteint pas 7 ou 8 pour cent au cours des deux prochaines décennies.

“Et, tant que nous n’aurons pas assuré le développement économique, nos jeunes continueront à migrer vers d’autres cieux. Il nous faut sensibiliser nos populations sur la nécessité d’avoir une bonne maitrise de nos familles, en termes de contrôle des naissances” a-t-il ajouté.

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SE Dr Frank-Walter STEINMEIER (droite), ministre des Affaires étrangères allemand et Marcel de Souza, Président de la Commission de la CEDEAO, Abuja, le 10 Octobre 2016

S’agissant des APE, le Président De Souza a assuré aux journalistes qui avaient évoqué la question, que des efforts étaient entrepris en vue d’obtenir la signature de cet accord par les deux pays qui ne l’avaient pas encore fait. Il a indiqué que les inquiétudes concernant le dumping et la protection du marché ouest-africain, ont été prises en compte dans l’Accord, à travers des dispositions relatives à l’ouverture progressive du marché ouest-africain. Il a en outre fait état de la possibilité d’une révision de certaines des dispositions de l’Accord si, après une période de 20 ans, il était noté des conséquences néfastes pour les économies de l’Afrique de l’Ouest.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères allemand a réaffirmé, au cours de cette rencontre, que la coopération avec la CEDEAO et d’autres organisations régionales en Afrique est une priorité pour l’Allemagne, compte tenu de l’importance reconnue des investissements et du commerce pour le développement économique ainsi que la création d’emplois. M. Steinmeier a exprimé l’espoir que l’entrée en vigueur de l’Accord de partenariat économique conduise au progrès économique et que les Etats membres de la CEDEAO créent les conditions permettant l’entrée en vigueur rapide de l’Accord, dans un esprit de partenariat.

Saluant les progrès réalisés jusqu’ici par la CEDEAO, dans le domaine de la paix et de la sécurité, le ministre a déclaré que son pays s’efforce de se montrer un partenaire actif, en apportant son soutien aux composantes militaire et civile de la Force en attente de la CEDEAO.

Appelant à des efforts concertés pour assurer la bonne mise en place de la Force, il a promis la poursuite de la collaboration de son pays avec le Centre Kofi Annan de Formation au Maintien de la Paix à Accra, à l’Ecole de Maintien de la Paix au Mali et au Collège de défense national du Nigeria, ainsi qu’un soutien à la CEDEAO pour la mise en œuvre de l’Accord de Yaoundé relatif à la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée.

Pour finir, les deux responsables ont abordé la question des migrations. M. Steinmeier s’est inquiété  du grand nombre de personnes traversant la Méditerranée dans des conditions dangereuses pour rejoindre l’Europe et a déclaré à ce sujet  qu’une “coopération étroite entre les pays d’origine, de transit et de destination est nécessaire pour empêcher de nouveaux décès en mer, comme convenu lors du Sommet tenu à La Valette en 2015”.

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