LA COMMISSION DE LA CEDEAO ET L’UNION AFRICAINE ONT CONCLU LA FORMATION SUR LA PLATEFORME NUMÉRIQUE ASRII PAR UNE RENCONTRE DE HAUT NIVEAU AVEC LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
09 Août, 2026La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a clôturé une formation de quatre jours consacrée au renforcement des capacités sur la plateforme numérique de l’Indice synthétique de l’intégration régionale africaine (ASRII), qui s’est achevée par une réunion d’information de haut niveau avec le secrétaire général de la Commission de la CEDEAO, M. Muazu Umaru, au siège de la Commission à Abuja, le 7 août 2026.
Cet atelier intensif de quatre jours, qui s’est déroulé du 4 au 7 août 2026, a réuni 20 participants clés issus de diverses directions et départements de la Commission de la CEDEAO, ainsi que des délégués de l’Union africaine (UA) et des consultants techniques, notamment M. Levodo Ngah Yannick et M. Menounga Guy Charly. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme continental de la Commission de l’UA, soutenu par la CEA et la BAD, visant à moderniser et à harmoniser le suivi de l’intégration régionale autour de quatre piliers stratégiques : l’intégration politique, économique, infrastructurelle, ainsi que l’intégration humaine et sociale.
S’exprimant en marge de la réunion au nom du directeur par intérim de la Recherche et des Statistiques, M. Gbenga Erin, chargé de programme pour la gestion des données, a souligné le caractère hautement participatif de cette formation.
Il a souligné que la Direction de la recherche et des statistiques fait office de principal point de contact pour la plateforme ASRII au sein de la CEDEAO, coordonnant les autres directions afin de tirer parti de la structure existante de la Commission en matière de planification stratégique, de suivi et d’évaluation, dans le but d’assurer la transmission des données en temps opportun, ainsi que le contrôle de qualité et la validation de celles-ci.
Au cours de la séance d’information, des consultants de l’UA ont montré comment la CEDEAO utilisera la plateforme pour évaluer la mise en œuvre des politiques des États membres et suivre les engagements pris dans tous les secteurs. En réponse, le secrétaire général Umaru a souligné la nécessité de mettre en place une base de données centralisée détaillant le statut, les modifications et les implications de tous les protocoles juridiques régionaux.
Soulignant le lien essentiel entre les données empiriques et la croissance régionale durable, le secrétaire général de la Commission de la CEDEAO, M. Muazu Umaru, a déclaré :
« L’engouement pour les données en Afrique a toujours été faible, car nous n’avons pas systématiquement laissé les données guider nos décisions en matière de développement. La CEDEAO a accompli beaucoup de choses, mais nous devons étayer nos progrès par des preuves concrètes. Nous devons transformer cette vision en un plan d’action complet et en un plan de mise en œuvre pour la gestion régionale des données. »
M. Umaru a félicité l’équipe technique conjointe et s’est engagé à transmettre les conclusions et les recommandations de la réunion à la nouvelle direction afin d’obtenir le soutien total de l’institution. Il a appelé à l’élaboration d’un plan d’action complet et sur mesure en matière de gestion des données, à la mise en place d’outils analytiques adaptés et au renforcement continu des capacités afin d’accélérer la mise en place d’une CEDEAO intégrée, fondée sur des données factuelles et centrée sur les personnes.