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LA COMMISSION DE LA CEDEAO REJOINT LA COALITION MONDIALE POUR RENFORCER LA RÉSILIENCE AU CLIMAT ET AUX CATASTROPHES

19 Feb, 2026

La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officiellement rejoint la Coalition pour des infrastructures résilientes aux catastrophes (CDRI). En s’appuyant sur cette coalition mondiale, la Commission de la CEDEAO s’engage à renforcer la résilience régionale au changement climatique et aux risques de catastrophes dans toute l’Afrique de l’Ouest.

La CDRI est un partenariat mondial regroupant des gouvernements nationaux, des agences des Nations unies, des banques multilatérales de développement et des acteurs clés qui se consacrent à la promotion de systèmes d’infrastructures résilients et durables. Cette adhésion s’inscrit dans le droit fil des objectifs stratégiques de la Commission de la CEDEAO en matière d’adaptation au changement climatique, de réduction des risques de catastrophe et de développement d’infrastructures durables.

La cérémonie commémorative s’est tenue le 17 février 2026 à la Haute Commission de l’Inde à Abuja, au Nigeria, en présence de dignitaires tels que le Haut-Commissaire de l’Inde au Nigeria, M. Abhishek Singh, la Commissaire de la CEDEAO chargée du développement humain et des affaires sociales, S.E. le professeur Fatou Sow Sarr, le ministre nigérian du Logement et du Développement urbain, S.E. Ahmed Dangiwa (représenté) ; la directrice générale de la NEMA, Mme Zubaida Umar ; et des représentants du CDRI, aux côtés des ambassadeurs de la CEDEAO, des partenaires diplomatiques et des partenaires de développement.

Dans son allocution d’ouverture, le Haut-Commissaire de l’Inde auprès de la République fédérale du Nigeria, S.E. Shri Abhishek Singh, s’est montré optimiste quant au fait que cet événement offrait une occasion opportune de réaffirmer l’engagement commun de l’Inde en faveur de la coopération. Il a assuré l’assemblée que son pays était prêt à travailler en étroite collaboration avec le Nigeria, la CEDEAO, la Commission de l’Union africaine et d’autres partenaires africains afin d’approfondir l’engagement au sein de la CDRI.

L’ambassadeur a fait remarquer que « lorsque les systèmes d’infrastructure tombent en panne, l’impact va bien au-delà des dommages physiques immédiats. Les services essentiels sont perturbés, les moyens de subsistance sont compromis, les progrès durement acquis en matière de développement sont réduits à néant et les communautés vulnérables supportent un fardeau disproportionné. Pour de nombreux pays, la pression économique liée à la reconstruction après une catastrophe détourne des ressources précieuses des priorités de développement à long terme ».

La professeure Fatou Sow Sarr a exprimé sa gratitude à l’Inde pour son leadership et son soutien à la CDRI, et a salué le partenariat technique de la Coalition. Elle a décrit l’adhésion de la CEDEAO à la CDRI comme une étape stratégique vers le renforcement de la résilience régionale.

Elle a mis en évidence les risques climatiques et les risques de catastrophe croissants, tels que les inondations, les sécheresses, l’érosion côtière, les épidémies et la vulnérabilité des infrastructures. Elle a souligné la nécessité d’investissements coordonnés et tournés vers l’avenir dans des infrastructures résilientes. Elle a également appelé à la mise en œuvre harmonisée des principaux cadres régionaux de résilience, soutenus par le PNUD dans le cadre du projet de résilience au Sahel financé par la Suède, en tant que piliers essentiels du développement durable en Afrique de l’Ouest.

Dans son allocution, la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des urgences (NEMA), Mme Zubaida Umar, a réaffirmé l’engagement de l’Agence à promouvoir la résilience des infrastructures en tant qu’élément essentiel de la réduction des risques de catastrophe, de l’adaptation au changement climatique et du développement durable.

La directrice générale a noté que la fréquence et l’intensité croissantes des aléas tels que les inondations, les sécheresses, l’érosion côtière et les phénomènes météorologiques extrêmes en Afrique de l’Ouest soulignent la nécessité urgente d’investissements proactifs dans des infrastructures résilientes, du renforcement de la coopération technique et d’une planification tenant compte des risques.

Selon le directeur général du CDRI, « nous sommes honorés de compter la Commission de la CEDEAO parmi les membres de la Coalition. Ce partenariat renforce notre engagement commun à rendre les infrastructures résilientes face aux risques climatiques croissants. Nous voulons faire en sorte que les systèmes d’infrastructures critiques résistent aux phénomènes météorologiques extrêmes et préservent les acquis du développement et les moyens de subsistance des populations en Afrique de l’Ouest ».

Au cours de cet événement, le CDRI a présenté sa feuille de route stratégique et ses initiatives clés, notamment les programmes « Infrastructures résilientes » et « Afrique résiliente ». Il a également mis en avant ses réalisations et son impact croissants dans la région de la CEDEAO, notamment les collaborations fructueuses en cours au Ghana.

Le clou de la cérémonie a été la remise symbolique d’une lettre de bienvenue à la CEDEAO par le CDRI. Ce geste symbolique souligne la formalisation du partenariat et l’engagement commun à promouvoir des infrastructures résilientes aux catastrophes dans toute l’Afrique de l’Ouest.

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