La CEDEAO et ses partenaires renforcent les capacités des femmes commerçantes à Dakar
09 Dec, 2025La Commission de la CEDEAO en collaboration avec l’ONG Women in Law and Development in Afrique (chapitre Afrique de l’Ouest), a organisé du 24 au 27 novembre 2025 à Dakar, un atelier de formation des Femmes commerçantes et entrepeneures dans l’agro-alimentaire, sur les textes communautaires relatifs au commerce et à la libre circulation des personnes.
Dans son discours d’ouverture, le représentant de la CEDEAO, a souligné que l’atelier s’inscrit dans le contexte des commémorations du cinquantenaire de la CEDEAO et mis en avant l’importance de l’inclusion sociale et économique des femmes et des jeunes qui constitue l’un des piliers de la Vision 2050 ainsi que les Objectifs Stratégiques de la Commission de la CEDEAO. Tout en rappelant la place prépondérante des femmes dans le commerce transfrontalier en Afrique de l’Ouest, Il souligné d’importants instruments adoptés par la CEDEAO pour créer un environnement favorable à l’épanouissement économique des femmes commerçantes. Il a à ce titre le Plan d’Action Genre et Commerce de la CEDEAO, les stratégies de mise en œuvre de la ZLECAf et du commerce électronique, ainsi que le Plan d’Action du Sous-Comité Femme dans le Commerce dans le cadre de Comité Régional de Facilitation des Echanges. Il a rappelé que l’objectif de l’atelier est de renforcer la compétitivité des femmes commerçantes, afin qu’elles s’intègrent mieux dans le commerce régional et qu’elles contribuent à la réduction du chômage et de la pauvreté.
A son tour, le représentant du Ministre de l’Industrie et du Commerce du Sénégal a salué l’initiative de la CEDEAO et du WILDAF visant à renforcer les capacités des femmes pour mieux comprendre les textes communautaires sur le commerce et la libre circulation. Il a rappelé que malgré l’importance des PME et des femmes commerçantes dans l’économie ouest-africaine, elles sont confrontées à de nombreux défis structurels. Il a souligné la nécessité d’améliorer l’accès au financement, aux infrastructures, à la digitalisation et aux marchés régionaux, tout en appelant les participantes à saisir cette opportunité pour renforcer leur rôle dans le commerce transfrontalier. Il a conclu sur un message d’espoir et d’encouragement, réaffirmant l’engagement de la région à promouvoir l’égalité de genre et le développement des micros, petites et moyennes entreprises.
Dans son mot de bienvenu, la représentante de la ministre de la Famille, de l’Action Sociale et des Solidarités, a rappelé les résultats de la Caravane de Sensibilisation organisée par la Commission de la CEDEAO, le long du corridor Dakar–Banjul–Bissau, qui a mis en lumière les nombreux obstacles auxquels les femmes commerçantes font dont entre autres, la lourdeur administratives, les tracasseries et les abus aux frontières. Elle a de ce fait encouragé les participantes à faire de l’atelier un espace d’apprentissage et de solidarité, réaffirmant l’engagement de son ministère à soutenir ces actrices clés de l’intégration régionale, avant de souhaiter la pleine réussite des travaux.
Dans son allocution, la représentante de la Coordinatrice du WiLDAF–Afrique de l’Ouest, a également souligné les nombreux obstacles auxquels les femmes commerçantes font face, notamment les difficultés d’accès à l’information et les risques sécuritaires. Elle a indiqué que l’atelier vise à renforcer les capacités des femmes pour mieux connaître leurs droits, maîtriser les instruments juridiques et les mécanismes de facilitation du commerce, améliorer la conformité et la compétitivité de leurs produits, et développer des pratiques entrepreneuriales sûres et durables. Elle a réaffirmé l’engagement du WiLDAF-AO en faveur de l’autonomisation économique des femmes et rappelé que celles-ci sont des actrices essentielles de l’intégration régionale.
Durant quatre jours, les participantes ont été outillées sur les principes fondamentaux des droits humains et socio-économiques des femmes, en comprenant les enjeux liés aux violations, aux inégalités de genre et aux réalités vécues par les commerçantes transfrontalières. Elles ont été introduites au cadre communautaire de la CEDEAO sur le commerce et la circulation des personnes, telles les règles de séjour et d’établissement, les documents et procédures liés au commerce transfrontalier, ainsi que l’impact des politiques nationales sur leurs activités. La formation a également renforcé les compétences des femmes commerçantes en communication, en mobilisation et leadership communautaire, avec un accent particulier sur les techniques de plaidoyer et l’influence des décisions politiques sur le commerce, afin qu’elles sachent défendre leurs droits, faire entendre leurs besoins et participer activement aux dynamiques de gouvernance commerciale au niveau national et régional.