Info CEDEAO

Six états membres pilotes de la CEDEAO entretenus sur la mise en œuvre du certificat d’origine électronique communautaire

26 Nov, 2025

La Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), à travers sa direction de l’Union douanière et de la Fiscalité, organise une séance de travail sur son certificat d’origine électronique, en abrégé e-CO, au profit du Cabo Verde, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigeria, du Sénégal et du Togo.

 

C’est à la faveur d’une réunion de quatre jours ouverte le lundi 24 novembre 2025 dans les locaux de la Banque d’investissement et de développement de la Cédéao (BIDC), à Lomé au Togo, au profit de ces six (6) Etats membres considérés comme pilotes pour la mise en œuvre du e-CO.

 

En novembre 2024, la Cédéao avait lancé son certificat d’origine électronique, qui prévoit la dématérialisation du certificat et l’automatisation de son émission. Dans le but de faciliter l’échange de certificats électroniques entre les Etats membres de l’Organisation régionale, un système centralisé de certificats d’origine électronique (e-CO) a été mis en place.

 

L’objectif de cette réunion est d’examiner le niveau d’automatisation du processus d’acquisition du certificat d’origine au niveau national en vue de connecter les systèmes nationaux au système central e-CO de la Cédéao, afin de faciliter cet échange.

 

S’exprimant au nom du commissaire des Affaires économiques et de l’Agriculture de la Commission de la Cédéao, Dr Kalilou Sylla, la chargée des Règles d’origine et gestion du Traitement préférentiel tarifaire communautaire à la direction de l’Union douanière et de la Fiscalité de ladite Commission, Mme Aissata Koffi Yaméogo, a rappelé l’intérêt du e-CO pour l’ensemble des Etats membres de l’Organisation régionale.

 

« Avec l’établissement du certificat d’origine de la CEDEAO automatisé, les Etats membres de la CEDEAO pourront échanger dans un environnement plus serein avec une dynamique comparable au reste du monde. Il est certain que l’automation effective de cet outil assainira le flux des échanges de produits communautaires dans la région », a-t-elle déclaré.

 

Pour sa part, le chef de la division du Suivi et de l’analyse de la Politique commerciale du département du Marché régional et de la Coopération de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Koudjo Dzidefo Bika, s’est félicité de sa participation à cette rencontre.

 

La participation de la Commission de l’Uemoa à cette réunion témoigne de l’importance qu’elle accorde à la mise en œuvre d’actions coordonnées au niveau régional pour traiter certaines préoccupations liées à l’intégration régionale et à la facilitation du commerce, a-t-il fait savoir.

 

C’est important pour la Commission de l’Uemoa de prendre part à cette rencontre et de suivre l’évolution de ce projet au niveau de la Cédéao et de son appropriation par tous les acteurs du commerce en Afrique de l’Ouest, a conclu Koudjo Dzidefo Bika.

 

 

C’est aussi le leitmotiv du conseiller technique à l’Agriculture et au Commerce de l’Agence allemande de coopération internationale plus connue sous le sigle GIZ auprès de la Commission de la Cédéao, Kabir Hassan.

 

A noter que jusqu’à présent, l’obtention d’un certificat d’origine pour bénéficier des préférences tarifaires dans le cadre du commerce régional était un processus papier souvent long et coûteux. L’introduction du e-CO permet désormais aux exportateurs ouest-africains de soumettre leurs demandes en ligne, d’obtenir une validation plus rapide et de réduire considérablement les délais de dédouanement.

 

En remplaçant progressivement les documents physiques, cette initiative contribue également à lutter contre la fraude et la falsification, tout en garantissant une plus grande transparence dans les échanges commerciaux. Elle vise également à stimuler le commerce intra-régional et à promouvoir l’intégration économique en Afrique de l’Ouest.

États membres