La CEDEAO lance la phase 2 du programme PAMCIT, octroie des bourses d’études à des étudiants de l’Université Gaston Berger (Sénégal) et s’engage à accompagner techniquement l’Université de Lomé (Togo)
17 Nov, 2025La Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a organisé ce vendredi 14 novembre 2025, au siège de la Banque d’Investissement de Développement de la CEDEAO (BIDC), à Lomé en République Togolaise, la cérémonie de lancement de la Phase II du consortium Panafricain de Master en Traduction et Interprétation de Conference (PAMCIT) », et a octroyé des bourses à des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint Louis (Sénégal), et s’est engagé à accompagner l’université de Lomé(Togo), pour relever les défis liés à la formation diplômante en Traduction et en Interprétation de Conférences.
Cet évènement, placé sous le thème « Promouvoir l’intégration régionale : la coopération institutionnelle et universitaire au service du multilinguisme » et qui entre dans le cadre de cinquantième anniversaire de la CEDEAO , a été présidé par S.E. Damtien Larbli Tchintchibidja, Vice-présidente de la Commission de la CEDEAO en présence du Président de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), Dr George Agyekum Donkor, de la nouvelle représentante résidente de la CEDEAO au Togo S.E. Madam Deweh Emily GRAY, du Chef du Bureau national de la CEDEAO du Togo, M. Lagnie Bambimle, , et de Madame Olukemi Robinson-Atabuh, Directrice des Conférences et du Protocole à la Commission de la CEDEAO et présidente institutionnelle du PAMCIT II, des représentants des Universités partenaires et des invités de divers horizons.
Dans leurs allocutions de bienvenue Dr George Agyekum Donkor et M. Lagnie Bambimle ont souligné l’importance d’un tel programme pour les étudiants, les préparant à devenir des experts afin de travailler dans des organisations internationales et qui à terme permettra de promouvoir l’expertise locale et d’atténuer la dépendance vis-à-vis de l’expertise étrangère.
La Directrice des Conférences et du Protocole à la Commission de la CEDEAO et présidente institutionnelle du PAMCIT II, Madame Olukemi Robinson-Atabuh, a salué l’engagement des hauts responsables de la CEDEAO, dont celui du Président de la Commission de la CEDEAO, S.E. Dr Omar Alieu Touray, à soutenir le Programme PAMCIT II et à financer de plus en plusles programmes qui ciblent les jeunes de la région. Elle a mis en exergue la pertinence de PAMCIT en relavant que « Pendant des décennies, notre continent a dépendu fortement d’institutions externes pour la formation professionnelle des interprètes et des traducteurs. Pendant des décennies, notre continent a dépendu fortement d’institutions externes pour la formation professionnelle des interprètes et des traducteurs ». Elle a aussi magnifié le rôle joué par la BIDC dans le PAMCIT.
Dans son discours de lancement de la phase II du PAMCIT, S.E. Damtien L. Tchintchibidja, a clairement indiqué que la Commission de la CEDEAO s’est engagée à assurer le succès du PAMCIT II en attribuant des bourses à des ressortissants ouest-africains méritants selon des critères clairement définis, un accompagnement technique de l’Université de Lomé, pour une meilleure mobilité des enseignants, une harmonisation des curricula et s’assurer que les universités offrent des diplômes de même niveau aux étudiants des différentes universités.
Elle a par ailleurs affirmé que la CEDEAO, coordonnera les travaux de la Task Force du PAMCIT, notamment l’harmonisation des curricula, la mobilité des formateurs en interprétation et en traduction, ainsi que l’accompagnement technique de l’université de Lomé, entre autres activités.
La Vice-présidente S.E. Damitien L. Tchintchibidja, a en outre lancé ce message fort à l’intention de la communauté : « Avec le lancement de ce programme aujourd’hui, rappelons-nous que la traduction et l’interprétation vont au-delà des mots et des discours. Le traducteur et l’interprète dressent le pont et nouent le dialogue entre plusieurs cultures et peuples. Avec le PAMCIT 2, nous investissons dans les interprètes de nos aspirations et les traducteurs de notre destin commun. Ne perdons jamais de vue que les traducteurs et les interprètes ne sont pas seulement des facilitateurs de la communication, mais aussi les véritables architectes du dialogue. Ils portent la noble responsabilité par le biais des mots et des idées la facilitation de la coopération, et du dialogue dans l’unité ».
S.E. Damitien L.Tchintchibidja a ensuite procédé à l’ouverture de la cérémonie avant de prononce les voeux que cette nouvelle phase marque un tournant décisif pour la construction d’une Afrique où chaque voix peut être entendue, chaque langue peut s’exprimer et chaque institution peut fonctionner efficacement au-delà des frontières linguistiques. « Grâce au PAMCIT, l’Afrique continue d’affirmer que le multilinguisme n’est pas un obstacle, mais un pont vers l’unité, la connaissance et le progrès. » a-t-elle conclu.
Dans son discours de clôture, le coordonnateur des services linguistiques, M. Alphousseyni Diamanka a relevé que pour la CEDEAO, ce programme est directement aligné avec la mission de favoriser l’intégration régionale, la paix et le développement à travers le dialogue multilingue et la coopération. Dans une région aussi linguistiquement diverse que l’Afrique de l’Ouest, le PAMCIT équipe nos professionnels des compétences nécessaires pour franchir les barrières linguistiques, permettant une communication efficace dans la diplomatie, le commerce et la gouvernance, la paix et la sécurité, entre autres.
Pour rappel, le Consortium panafricain pour le master en interprétation de conférences et traduction (PAMCIT) a été lancé en 2009 en tant qu’initiative stratégique visant à renforcer les capacités de l’Afrique en matière de services linguistiques de haut niveau, avec le soutien de l’Union européenne et de l’Office des Nations unies à Nairobi (ONUN).
Le PAMCIT est mis en œuvre par un réseau de cinq universités africaines, chacune proposant un master en interprétation de conférence et/ou un master en traduction aux meilleurs étudiants dans les facultés d’interprétation et de traduction. Les universités actuellement membres du réseau sont l’Université Gaston Berger de Saint-Louis au Sénégal, l’Université du Ghana à Legon, au Ghana, l’Universidade Jean-Piaget au Cabo-Verde, l’Université de Lomé au Togo, l’Université de Buea au Cameroun, l’Université de Nairobi au Kenya et l’Universidade Pedagógica de Moçambique au Mozambique.
Le programme a été conçu pour doter les professionnels des langues africaines des compétences nécessaires pour travailler dans des organisations internationales, des organismes régionaux tels que la CEDEAO et l’Union africaine, et d’autres institutions multilingues. Il a également été conçu pour éviter aux jeunes Africains d’avoir à quitter le continent pour suivre une formation professionnelle reconnue au niveau international.