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Des mesures pour mieux intégrer le Genre et la Jeunesse dans la lutte contre la criminalité financière et transfrontalière
Accra, le 9 septembre 2017. Les participants à la récente rencontre, à Accra, au Ghana, sur la problématique de l’intégration des dimensions genre et jeunesse dans la lutte contre la criminalité financière et transfrontalière en Afrique de l’Ouest, s’étaient séparés sur un constat inquiétant.

Ils ont observé une nette augmentation des activités criminelles transfrontalières en Afrique de l’Ouest en raison du chômage et de la pauvreté, du niveau élevé d’abandon scolaire, du manque de connaissance des populations sur la manifestation de la criminalité économique et financière, et de l’état poreux des frontières des États membres.

Selon eux, ces facteurs favorisent la participation des femmes et des jeunes aux crimes économiques et financiers, en tant qu’acteurs et victimes.

C’est pourquoi, ils ont proposé une série de mesures dont la mise en œuvre efficiente permettra d’inverser cette tendance négative.

Aux Etats membres de la Cedeao, les participants ont demandé d’investir dans l’éducation en élaborant des stratégies pour l’inscription et la rétention des enfants dans les écoles, afin de réduire leur risque d’implication dans les crimes économiques et financiers.

Ils ont aussi suggéré de renforcer la collaboration inter-organismes pour une meilleure application de la législation nationale et régionale en matière d’échange d’informations sur ces crimes ; et d’assurer l’égalité des sexes dans la planification, la conception et la mise en œuvre de politiques et programmes concernant les crimes économiques et financiers.

Les Etats membres sont aussi invités à mettre en place des centres de services sociaux pour faciliter la réadaptation et l’intégration des victimes et des auteurs de ces crimes, et à inclure les informations sur la lutte contre la criminalité économique et financière dans les programmes scolaires, en vue de sensibiliser les apprenants sur la criminalité financière et économique en Afrique de l’Ouest.

Il est par ailleurs préconisé d’impliquer la société civile, le secteur privé et les agences donatrices à développer des programmes d’intervention et de sensibilisation pour lutter contre la criminalité financière et économique.

Concernant la Commission de la Cedeao, recommandation lui est faite d’encourager les Etats membres à adopter et à mettre efficacement en œuvre les normes régionales et internationales en matière de criminalité économique et financière.

Elle est aussi appelée à élaborer et à mettre en œuvre une stratégie régionale de communication pour sensibiliser les populations sur les dangers de cette criminalité.

Elle devra également impliquer davantage les femmes et les jeunes dans les rencontres relatives aux dimensions genre et jeunesse sur ladite criminalité ; et renforcer la capacité des acteurs impliqués dans la lutte contre les crimes économiques et financiers dans l’espace communautaire.

A noter que la rencontre était organisée par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) et le Centre de la Cedeao pour le développement du genre (CCDG).

Elle a permis aux participants d’examiner les différents enjeux de la criminalité financière et transfrontalière en Afrique de l’Ouest, de faire l’état des lieux de l’égalité du genre et l’autonomisation de la femme dans l’espace Cedeao, et de bâtir un consensus sur les voies à suivre pour aborder de façon durable les dimensions genre et jeunesse de cette criminalité.

Ces participants sont des représentants des ministères du Genre, de l’Intérieur et de la Sécurité, de la Justice, des Affaires étrangères, des Finances, et des organisations de la société civile des Etats membres ; des partenaires au développement, ainsi que des institutions et agences spécialisées de la Cedeao. 

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