LA CEDEAO ORGANISE UNE FORMATION SUR PLACE EN GAMBIE CONCERNANT LA PROCÉDURE D’EXEMPTION PRÉVUE PAR LA CONVENTION DE LA CEDEAO SUR LES ARMES LÉGÈRES ET DE PETIT CALIBRE
30 Juil, 2026La Commission de la CEDEAO, par l’intermédiaire de sa Division des armes légères, en collaboration avec le gouvernement de la République de Gambie, a organisé avec succès une formation sur place à l’intention des points focaux nationaux concernant la procédure d’exemption prévue par la Convention de la CEDEAO sur les armes légères et de petit calibre, leurs munitions et autres matériels connexes, à Banjul, en Gambie, du 8e au 10e juillet 2026.
Cette activité de renforcement des capacités, d’une durée de trois jours, a réuni des représentants des principales institutions nationales impliquées dans la gestion des transferts d’armes, notamment les forces armées, la police, les services de l’immigration, les douanes, le ministère des Affaires étrangères, les services nationaux de renseignement, les gardes forestiers et d’autres parties prenantes concernées. La formation visait à renforcer les capacités nationales en vue d’une mise en œuvre efficace de la procédure de dérogation de la CEDEAO et à améliorer la coordination interinstitutionnelle en matière de contrôle des transferts d’armes licites.
La formation a permis aux participants de bénéficier d’un aperçu complet des cadres juridiques nationaux régissant les transferts d’armes, des principes et procédures régissant le certificat d’exemption de la CEDEAO, ainsi que de conseils pratiques sur la préparation et le traitement des demandes d’exemption. Les participants ont également échangé leurs expériences nationales en matière de gestion des transferts d’armes, examiné les défis opérationnels, pris part à une table ronde interinstitutionnelle et réalisé des exercices de simulation sur l’application et l’utilisation des formulaires standardisés A et B pour les demandes d’exemption et les déclarations de livraison.
Dans son allocution d’ouverture, S.E. Miatta Lily French, représentante résidente de la CEDEAO en Gambie, a souligné l’importance stratégique de cette formation pour le renforcement de la paix et de la sécurité régionales. Elle a insisté sur le fait que « la procédure d’exemption va bien au-delà d’une simple exigence administrative. Il s’agit plutôt d’un mécanisme visant à instaurer la confiance entre les États membres de la CEDEAO, qui favorise la transparence dans les acquisitions d’armes, renforce la responsabilité mutuelle, facilite l’échange d’informations et consolide la sécurité collective dans l’ensemble de la région de la CEDEAO. » Elle a en outre souligné que la mise en œuvre effective de la Convention de la CEDEAO nécessite une véritable approche pangouvernementale fondée sur la confiance, le partage d’informations et une prise de décision coordonnée entre les institutions nationales.
Cette formation s’inscrit dans le cadre des efforts continus de la Commission de la CEDEAO visant à aider les États membres à renforcer la mise en œuvre de la Convention de la CEDEAO sur les armes légères et de petit calibre par le biais de l’assistance technique, de l’élaboration de politiques et du renforcement des capacités institutionnelles.