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Œuvrer au développement harmonieux du secteur de l’Energie en Afrique de l’ouest
Dona Jean-Claude Houssou (cravate rouge) avec à sa droite Sédiko Douka (cravate bleue)

Cotonou, le 28 juin 2018. En dépit des ressources énergétiques importantes dont regorge l’Afrique de l’Ouest, notamment la biomasse, le pétrole, le gaz, le charbon, l’hydroélectricité, le vent, le solaire, etc., environ 180 millions de personnes ont des problèmes d’accès à l’électricité.

C’est le constat amer fait par le ministre béninois de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, à l’ouverture, le jeudi 28 juin 2018, à Cotonou, au Bénin, de la réunion des experts des ministères en charge de l’Energie des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Le secteur de l’énergie fait également face à des défis structurels, particulièrement un déficit de production d’énergie électrique, un coût élevé des services d’électricité, un système inefficient d’approvisionnement en énergies fossiles, et les contraintes financières pour l’accroissement des énergies renouvelables, a indiqué M. Houssou.

« Dans ce contexte, vous convenez avec moi qu’il est urgent de prendre des mesures idoines et des dispositions appropriées pour des approches de solution durable pour booster le développement du secteur de l’énergie, et mobiliser les ressources financières correspondantes », a-t-il déclaré.

Il a déploré la situation de précarité de la fourniture de l’électricité dans la plupart des Etats membres de la Cedeao, et exigé de ces derniers plus de détermination dans la mise en valeur des ressources énergétiques de l’espace communautaire, aussi bien pour la création que l’opérationnalisation d’un marché régional de l’électricité actif et compétitif.

Il s’est réjoui des efforts fournis par la Cedeao relatifs à la réduction systématique des coûts liés aux approvisionnements énergétiques à travers l’exploitation commune et partagée des ressources naturelles dans la région, l’interconnexion des réseaux électriques, en vue de réaliser des économies d’échelle à travers un marché régional intégré de l’électricité, et la promotion des énergies renouvelables.

Au terme de cette réunion, a laissé entendre M. Houssou, les recommandations formulées par les participants serviront de base à la rencontre des ministres chargés de l’Energie de la Cedeao. Ceux-ci se réuniront le lendemain pour échanger sur le développement actuel du secteur de l’énergie en Afrique de l’Ouest, et discuter du renforcement de la collaboration existante dans ce secteur.

Le Commissaire de l’Energie et des Mines de la Commission de la Cedeao, Sédiko Douka, s’est dit persuadé que les décisions de la présente rencontre feront date dans le développement du secteur énergétique dans l’espace communautaire.

Cette rencontre, a dit M. Douka, permettra aux experts de présenter aux ministres les documents stratégiques initiés par la direction et les Agences spécialisées de l’Energie de la Commission de la Cedeao. I

Il a précisé que les sujets inscrits à l’ordre du jour sont autant importants les uns que les autres, et touchent des aspects qui permettront d’accroitre l’accès à l’électricité et aux services énergétiques modernes en vue d’améliorer les conditions de vie des populations ouest-africaines.

Pour ce faire, il a exhorté les participants à des échanges approfondis et fructueux, afin que leurs travaux débouchent sur des propositions concrètes, réalistes et exécutables au développement du secteur de l’énergie de l’espace Cedeao.

Il a réitéré l’engagement de l’organisation régionale à ne ménager aucun effort pour prendre en compte les conclusions et recommandations de la réunion dans la mise en œuvre des différents chantiers liés au secteur de l’énergie en Afrique de l’Ouest.

Outre les experts du secteur de l’Energie des Etats membres de la Cedeao, la rencontre regroupe également les représentants des partenaires techniques et financiers et des  spécialistes de plusieurs organisations et institutions régionales et internationales.

Parmi celles-ci, on peut citer notamment l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), l’Union du fleuve Mano, l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), et celle pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG).

Des représentants de l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA), de l’Union européenne (UE), de la Banque africaine de développement (BAD), de la Banque mondiale, de la GIZ ainsi que de l’USAID participent également aux travaux.

Il en est de même pour le directeur de l’Energie, Bayaornibè Dabiré, et de cadres, aussi bien de sa direction que d’autres départements de ladite Commission.

Des experts de l’Autorité du gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (AGAO), du Système d’échanges d’énergie électrique ouest africain (EEEOA), plus connu sous le sigle anglais, WAPP, et de l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’Electricité de la Cedeao (ARREC), font aussi partie de la rencontre de Cotonou.

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