

À Dakar, les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) ne se vivent pas seulement sur les terrains de compétition. Ils se construisent également dans les sourires échangés à l’entrée des sites, dans les explications données aux visiteurs, dans les encouragements adressés aux athlètes et dans les amitiés qui naissent entre jeunes venus de plusieurs États membres de la CEDEAO.
Pour les jeunes volontaires déployés par la CEDEAO, cette deuxième journée des Jeux, placée sous la coordination du Centre de la Jeunesse et du Sport de la CEDEAO, a été celle des premières rencontres transformées en véritables liens. Entre deux missions, ils échangent sur leurs pays, leurs langues, leurs cultures, le sport et leurs projets d’avenir. Le Liberia rencontre le Nigeria, le Sénégal dialogue avec la Sierra Leone, le Ghana échange avec le Bénin : derrière les badges et les uniformes, c’est toute une génération ouest-africaine qui apprend à se connaître.
Nahoussa Robert, jeune volontaire libérienne, partage son expérience avec un sourire visible, malgré une matinée déjà bien remplie :
« Avant de venir à Dakar, je pensais surtout à l’honneur de représenter mon pays, le Liberia. Mais ici, je comprends que je représente aussi une région entière. Chaque fois que j’aide un visiteur, que j’explique quelque chose sur la CEDEAO ou que je parle avec un jeune d’un autre pays, je sens que nous construisons quelque chose de plus grand que nous. » confie t-elle
Habituée aux programmes de volontariat de la CEDEAO, Nahoussa voit dans les JOJ Dakar 2026 une occasion supplémentaire de transformer la diversité de l’Afrique de l’Ouest en force collective :
« Nous avons des langues, des cultures et des parcours différents, mais nous partageons les mêmes ambitions : la paix, les opportunités et un avenir meilleur pour nous, les jeunes », déclare-t-elle avec conviction.
La Gambie est également dignement représentée par Cheick Benga, jeune volontaire venu spécialement à Dakar pour prendre part à l’écriture de l’histoire des premiers JOJ organisés en Afrique. Pour lui, l’engagement dépasse largement la dimension opérationnelle :
« Ce que je retiens de cette expérience, c’est que le volontariat n’est pas une simple mission logistique. C’est une manière d’agir pour sa communauté et pour sa région. À Dakar, je vois des jeunes de plusieurs pays travailler ensemble, apprendre ensemble et se soutenir mutuellement. C’est exactement l’Afrique de l’Ouest que nous voulons construire. »
Avec un optimisme contagieux, Cheick exprime le souhait que cette mobilisation de jeunes volontaires venus de différents pays d’Afrique de l’Ouest inspire d’autres jeunes Gambiens et, plus largement, les jeunes des États membres de la CEDEAO à s’engager : « Si un jeune me regarde aujourd’hui et se dit qu’il peut lui aussi servir, apprendre et grandir, alors notre présence ici aura déjà eu un impact. »
À travers ces jeunes volontaires, la CEDEAO fait des JOJ Dakar 2026 bien plus qu’un événement sportif : une plateforme de rencontre, d’apprentissage, de dialogue et de cohésion sociale. Leur engagement illustre la conviction de l’organisation selon laquelle les jeunes ne sont pas seulement les bénéficiaires des politiques régionales, mais aussi des acteurs essentiels de l’intégration, de la solidarité et du développement humain en Afrique de l’Ouest.
Le déploiement de ces volontaires s’inscrit dans le partenariat entre la CEDEAO et le Comité National Olympique et Sportif Sénégalais (CNOSS), qui comprend notamment la prise en charge de vingt-quatre jeunes volontaires issus des États membres, déployés sur les sites des Jeux pour l’accueil, l’orientation, l’encadrement et le soutien logistique.
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