

La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a achevé une visite d’étude de cinq jours à Bonn, en Allemagne, et à Bruxelles, en Belgique, du 12 au 16 octobre 2026, dans le but de renforcer les capacités régionales de préparation et d’intervention en cas de catastrophe. Grâce à des échanges avec le Mécanisme de protection civile de l’Union européenne (UCPM) et les principales institutions européennes de protection civile, la mission a pu découvrir les meilleures pratiques en matière de coordination à plusieurs niveaux, de systèmes d’alerte précoce, d’opérations d’intervention rapide et de mobilisation des ressources. Les enseignements tirés contribueront au développement en cours du Mécanisme régional de coopération et de solidarité de la CEDEAO pour la préparation aux catastrophes et l’intervention en cas de catastrophe.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du projet DG ECHO–CEDEAO intitulé Renforcement de la préparation aux catastrophes et des systèmes d’alerte précoce en Afrique de l’Ouest, une initiative financée par l’Union européenne par l’intermédiaire de la DG ECHO et mise en œuvre par la Commission de la CEDEAO avec le soutien technique du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR). En améliorant la coordination régionale, en renforçant les capacités en matière de réduction des risques de catastrophe et de services climatiques, et en favorisant l’interopérabilité entre les systèmes d’alerte précoce et de protection civile, le projet vise à bâtir une Afrique de l’Ouest plus résiliente et mieux préparée aux catastrophes.
Dirigée par le Dr Mohammed Ibrahim, directeur par intérim des affaires humanitaires et sociales, la délégation réunissait des représentants des agences nationales de gestion des catastrophes et des services hydrométéorologiques nationaux des quatre États membres pilotes : la Guinée, le Libéria, le Nigeria et le Togo. La délégation comprenait également des représentants de l’Agence nationale nigériane de recherche et de développement spatiaux (NASRDA), ainsi que des experts du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR), de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et du Centre africain d’applications météorologiques pour le développement (ACMAD), reflétant ainsi l’approche multipartite qui sous-tend les efforts visant à renforcer la préparation aux catastrophes, les systèmes d’alerte précoce et la résilience régionale dans toute l’Afrique de l’Ouest.
À Bonn, la délégation s’est rendue à la Plateforme des Nations Unies pour l’information spatiale au service de la gestion des catastrophes et des interventions d’urgence (UN-SPIDER), où les participants ont examiné comment l’imagerie satellite, les données d’observation de la Terre et les technologies géospatiales peuvent renforcer l’évaluation des risques, l’alerte précoce et les interventions d’urgence. Les discussions avec le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR) ont porté sur la coopération internationale, la gouvernance des risques de catastrophe et les stratégies de renforcement de la résilience. La Commission de la CEDEAO a également présenté son mandat en matière d’action humanitaire et de gestion des catastrophes, en soulignant les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Centre des opérations d’urgence de la CEDEAO (EDOC), pilier essentiel de la préparation et de la réponse régionales. Chez DHL, les participants ont pu découvrir la contribution du secteur privé à l’action humanitaire à travers le programme de gestion des catastrophes « GoHelp » de l’entreprise et ont échangé leurs points de vue sur le renforcement des partenariats public-privé dans les domaines de la logistique, des chaînes d’approvisionnement d’urgence et de l’acheminement de l’aide humanitaire.
Lors de son séjour à Bruxelles, la délégation s’est jointe à des décideurs politiques, des experts et des partenaires de développement venus d’Afrique, d’Europe, d’Asie, d’Amérique latine et des Caraïbes pour participer au dialogue régional de haut niveau intitulé « Gestion des risques de catastrophe : de l’espace à la base ». Ce dialogue a offert une tribune pour examiner comment les innovations en matière de technologies spatiales et d’observation de la Terre peuvent se traduire en solutions concrètes pour la réduction des risques de catastrophe, la préparation et l’intervention. Parmi les intervenants de haut niveau figuraient le vice-président du Guatemala, le commissaire européen chargé de la préparation, de la gestion des crises et de l’égalité, le commissaire européen chargé de la défense et de l’espace, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe, ainsi que le ministre d’État irlandais chargé des Affaires européennes et de la Défense.
Au Centre de coordination des interventions d’urgence (ERCC), cœur opérationnel du mécanisme de protection civile de l’Union européenne (UCPM), la délégation a pu observer de près comment les situations d’urgence sont suivies, comment les informations sont échangées et comment l’aide est coordonnée en temps réel entre les pays participants. Cette visite a permis de tirer des enseignements concrets pour renforcer les capacités opérationnelles du Centre des opérations d’urgence de la CEDEAO (EDOC), notamment dans les domaines de la connaissance de la situation, de la coordination et de la gestion des interventions d’urgence.
La délégation a également rencontré des partenaires de développement, notamment ENABEL, l’Agence belge de développement, afin d’explorer les possibilités de collaboration visant à renforcer les capacités opérationnelles de l’EDOC. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coordination régionale, du partage d’informations et des fonctions de suivi, tout en aidant les États membres de la CEDEAO à tirer pleinement parti des services du Centre en matière de préparation aux catastrophes, d’alerte précoce et d’intervention d’urgence.
Ce voyage d’étude constitue une étape importante vers l’approfondissement de la coopération entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe en matière de réduction des risques de catastrophe et de renforcement de la résilience. Les enseignements tirés de ces échanges serviront de base à des recommandations concrètes visant à adapter les bonnes pratiques de l’UE au contexte de la CEDEAO et à définir un cadre pour la poursuite de la collaboration avec les institutions européennes de protection civile. En contribuant à la mise en œuvre du projet DG ECHO-CEDEAO et à la poursuite de la mise en service du Centre d’opérations d’urgence de la CEDEAO (EDOC), ces efforts renforceront la coordination régionale, amélioreront l’accès aux informations sur les risques et aux alertes précoces, et renforceront la capacité collective des États membres à se préparer et à réagir efficacement aux catastrophes et aux situations d’urgence.
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