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ACCOMPAGNER L’UNIVERSITÉ DE LOMÉ DANS LA MISE AUX NORMES DU MASTER EN INTERPRÉTATION DE CONFÉRENCE ET DANS LA CRÉATION D’UN MASTER EN TRADUCTION

ACCOMPAGNER L’UNIVERSITÉ DE LOMÉ DANS LA MISE AUX NORMES DU MASTER EN INTERPRÉTATION DE CONFÉRENCE ET DANS LA CRÉATION D’UN MASTER EN TRADUCTION

ACCOMPAGNER L’UNIVERSITÉ DE LOMÉ DANS LA MISE AUX NORMES DU MASTER EN INTERPRÉTATION DE CONFÉRENCE ET DANS LA CRÉATION D’UN MASTER EN TRADUCTION
Août 21, 2026 5 min read

« Faire du Programme africain de masters en traduction et interprétation de conférence (PAMCIT), un cadre régional d’excellence au service du renforcement des capacités linguistiques, de la qualité de la communication institutionnelle et de l’intégration ouest-africaine ».

 

C’est le vœu formé par la directrice des Services de conférence et de protocole de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et présidente de la Task Force du PAMCIT II, Mme Olukemi Robinson Atabuh.

 

C’est à l’ouverture, le jeudi 20 août 2026, à Lomé, au Togo, d’une réunion consacrée à la mise aux normes du Master en interprétation de conférence et à la création d’un Master en traduction à l’université de Lomé.

 

Pour elle, la mise aux normes d’un tel Master permettra d’ancrer la formation dans les standards académiques et professionnels requis, selon l’architecture Licence, Master et Doctorat (LMD), aux exigences de professionnalisation, d’assurance qualité, de stages pratiques et d’adéquation avec les besoins réels de diverses cibles aux plans national, régional et international.

 

Mme Olukemi Robinson Atabuh a insisté sur la compétence, la rigueur et l’éthique en matière de formation des interprètes de conférence, en vue d’accroître la capacité des institutions de l’espace Cédéao à dialoguer, négocier, décider et à agir dans un environnement multilingue.

 

Ces exigences permettront aussi, a-t-elle indiqué, de garantir que les échanges d’envergure, les réunions techniques, les consultations politiques et les processus décisionnels se déroulent dans des conditions de précision, de neutralité et de confiance. A l’en croire, la création d’un Master en traduction répond à une exigence tout aussi fondamentale.

 

« Au sein de la CEDEAO, les langues jouent un rôle pivot. Elles sont au cœur de notre action communautaire. Elles permettent de rapprocher les peuples, de faciliter la compréhension mutuelle, de soutenir la diplomatie régionale et de rendre les politiques communautaires

 

accessibles aux citoyens. Sans langues, il n’y a pas de dialogue véritable ; sans dialogue, il n’y a pas d’intégration durable », a déclaré Mme Robinson Atabuh.

 

 

 

Elle a réitéré la volonté de la Commission de la Cédéao d’accompagner l’université de Lomé dans cette dynamique, en vue de promouvoir l’excellence académique, la mutualisation des expertises et la constitution d’une réserve régionale de professionnels destinés à répondre aux besoins linguistiques croissants de l’espace communautaire.

 

Le directeur adjoint du Centre international de langues de l’université de Lomé, Dr Agboh Ebony, a loué l’intégration du Togo au PAMCIT, et, à travers elle, le renforcement de la formation et de la professionnalisation de l’interprétation en Afrique de l’Ouest.

 

Il s’est dit convaincu que les langues sont des passerelles entre les peuples, des vecteurs de compréhension mutuelle et des leviers essentiels de l’intégration régionale.

 

Dans un espace communautaire aussi riche par sa diversité linguistique et culturelle que l’Afrique de l’Ouest, disposer de compétences solides en traduction et en interprétation constitue une véritable nécessité pour accompagner la mobilité, la diplomatie, la coopération et le développement de notre région, a affirmé Dr Agboh Ebony.

 

Pour lui, cette rencontre permettra de mieux comprendre les exigences, les mécanismes et les opportunités liés au PAMCIT, notamment la création de débouchés pour les jeunes.

 

Pour sa part, le coordonnateur du Master en traduction et interprétation de conférence de l’université Gaston Berger de Saint-Louis, au Sénégal, et représentant des universités PAMCIT, Dr Aly Sambou, a fait la genèse du PAMCIT.

 

Ce Programme, a-t-il souligné, a été créé en 2009, avec le soutien de l’Union européenne et de l’Organisation des Nations unies pour pallier le manque de traducteurs et d’interprètes professionnels en Afrique.

 

La première phase du PAMCIT, portant sur la période 2009-2021, a permis d’engager l’harmonisation des curricula et de poser les bases d’une formation linguistique de haut niveau.

 

Quant à la deuxième phase, lancée par la Commission de la Cédéao, en novembre 2025, à Lomé, marque une nouvelle étape avec l’intégration de matières innovantes telles que les technologies de la traduction et la gestion de la terminologie. La présente rencontre vise à consolider les acquis, élargir le rayonnement du PAMCIT et renforcer son ancrage régional et continental. Au nombre des participants à cette réunion figure le coordonnateur des Services linguistiques de la Commission de la Cédéao, Alphousseyni Diamanka.

 

A noter que la vice-présidente de la Commission de la Cédéao, Mme Damtien Larbli Tchintchibidja, lors de sa visite aux participants dans la soirée, a mis en exergue a réaffirmé le rôle fondamental de l’implication des institutions africaines dans la formation des jeunes, seul gage d’un avenir radieux, autonome et prospère de l’Afrique en général et de la Cédéao en particulier.

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