LA CEDEAO RENFORCE LES CAPACITÉS NATIONALES D’ALERTE PRÉCOCE GRÂCE À UNE FORMATION SUR LA PLATEFORME DE DONNÉES DU NCCRM À ACCRA, AU GHANA
13 Mai, 2026La Direction de l’alerte précoce de la CEDEAO (EWD), en partenariat avec le projet « Paix, sécurité et gouvernance » (EPSG) de la CEDEAO, a soutenu une formation de renforcement des capacités consacrée à la mise en œuvre du centre de données du Centre national de coordination des mécanismes d’intervention (NCCRM) à Accra, au Ghana, du 11 au 13 mai 2026.
Cette formation, qui fait suite au lancement du centre de données du NCCRM en 2025, visait à renforcer la coordination des systèmes d’alerte précoce fondés sur les données et à améliorer l’intégration avec le réseau d’alerte et d’intervention de la CEDEAO (ECOWARN). Les sessions ont porté sur l’harmonisation des données, l’alignement des rapports, l’utilisation des tableaux de bord et la coordination entre les systèmes d’alerte précoce nationaux et régionaux.
Dans son allocution, le Dr Onyinye ONWUKA, directrice par intérim de la Direction de l’alerte précoce, a souligné l’importance de disposer de données fiables et actualisées pour renforcer la prévention, la préparation et la prise de décisions éclairées. Elle a insisté sur la nécessité d’un soutien institutionnel durable et d’un renforcement continu des capacités afin d’améliorer la gestion efficace des données et la préparation opérationnelle.
Lors de cet atelier, M. Davide MESSINA, de la délégation de l’Union européenne au Ghana, a souligné l’importance de doter les institutions d’outils concrets pour une gestion efficace de l’information et la prévention des crises, tandis que le colonel Emmanuel Sampson, directeur du NCCRM ghanéen, a insisté sur le rôle crucial des capacités institutionnelles et humaines dans le renforcement du dispositif d’alerte précoce fondé sur des données factuelles au Ghana.
En ouvrant l’atelier, l’ambassadeur Lawan GANA, représentant résident de la CEDEAO au Ghana, a qualifié cette formation d’opportune et d’essentielle pour renforcer la collaboration, la normalisation et le partage d’informations dans toute la région.
Cet atelier a réuni des participants issus des centres nationaux de coordination pour la gestion des crises (NCCRM), des agences de sécurité, des institutions gouvernementales, des organisations de la société civile et des structures de la CEDEAO ; il devrait permettre de renforcer les capacités techniques et la coordination au service de la paix et de la stabilité régionales.