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Vers la validation du projet de cadre de la Cedeao pour la reconnaissance et les équivalences des diplômes
Le présidium à l’ouverture de la rencontre

Lomé, le 18 décembre 2018. Le premier Vice-président de l’université de Lomé, au Togo, Prof. Komlan Batawila, a rappelé l’importance de la reconnaissance et des équivalences des certificats et des diplômes dans la libre circulation des citoyens dans l’espace la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Dans son intervention, le lundi 17 décembre 2018, dans la capitale togolaise, à l’ouverture de la réunion des experts et des Vice-chanceliers en charge des équivalences des certificats et des diplômes en Afrique de l’Ouest, M. Batawila a invité les participants à insister dans leurs délibérations sur certains aspects de cette reconnaissance.

La photo de groupe après la cérémonie d’ouverture

Pour le représentant du ministre togolais de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’un de ces aspects concerne l’harmonisation des critères de la reconnaissance des certificats et diplômes.

« Cette harmonisation permettra donc à la population, aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs d’avoir des documents fiables devant leur assurer la libre circulation dans l’espace communautaire », a affirmé M. Batawila.

Un autre aspect, a-t-il dit, est relatif à « l’assurance qualité » des documents académiques à obtenir sur une base fiable. C’est pourquoi, il a exhorté les participants à poser les bases de cette harmonisation qu’il juge capitales pour les Etats membres de la Cedeao.

Tout comme M. Batawila, le représentant du bureau régional de l’Afrique de l’Ouest de l’agence spécialisée des Nations pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco), Abdoulaye Salifou, a insisté, lui aussi, sur cette « assurance qualité », en raison de l’internalisation croissante de l’éducation et de la science.

A l’échelle mondiale, la mobilité universitaire et scientifique est en forte augmentation ; et de nos jours, il y a plus de 4 millions d’étudiants qui mènent des études en dehors de leurs pays d’origine, a laissé entendre M. Salifou.

de g à dr, Prof. Etienne Ehile, Prof. Abdoulaye Maga, directeur de l’Education de la Commission de la Cedeao, et sa collaboratrice Mme Rachel Ogbe

« Selon l’Institut de l’Unesco pour les statistiques, près de 8 millions d’étudiants feront leurs études à l’étranger d’ici 2030 », a-t-il déclaré.

Cette croissance importante du nombre d’étudiants mobiles dans l’enseignement supérieur appelle naturellement à la mise en place d’un cadre régional, a-t-il souligné, rappelant au passage la Convention de la Cedeao et celle d’Addis-Abeba 2014 (précédemment Convention d’Arusha de 1981).

Il a informé les participants de la future Convention globale que prépare actuellement l’Unesco avec plus de 150 pays, dont une quarantaine du continent africain, sur la reconnaissance des qualifications dans l’enseignement.

Il a réitéré l’engagement de l’Unesco à collaborer avec la Cedeao dans la lutte en faveur de la reconnaissance des qualifications et des équivalences des diplômes sur le continent africain.

De son côté, le secrétaire général de l’Association des universités africaines, Prof. Etienne Ehile, estime que l’initiative de la Cedeao sur les équivalences des diplômes, qui s’inscrit selon lui, dans le cadre général d’une harmonisation de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest, arrive à point nommé.

« Il s’agit certes d’un processus de longue haleine, avec des contraintes çà et là, mais qui reste possible du moment qu’il a été réalisé sous d’autres cieux. Il importe surtout que nous soyons vigilants et que chacun des représentants ici conçoive et admette l’initiative dans un cadre essentiellement régional, sans chercher à sauvegarder les acquis d’un bloc linguistique ou de sa propre institution », a-t-il noté.

Pour sa part, le commissaire de la Commission de la Cedeao chargé de l’Education de la Science et de la Culture, Dr Leopoldo Amado, a rappelé les instruments juridiques qui existent déjà dans le domaine de la reconnaissance et des équivalences des certificats ainsi que des diplômes en Afrique de l’Ouest.

Il a notamment mentionné le Protocole de la Cedeao sur l’éducation et la formation, adoptée en 2003, pour promouvoir l’accès du citoyen ouest-africain à une éducation de qualité, de même que la Convention de la Cedeao sur la reconnaissance et l’équivalence des certificats, dont le but est de promouvoir la coopération régionale en matière d’évaluation et de reconnaissance des certificats entre les Etats membres.

Pour M. Amado, la mise en œuvre effective de cette Convention est stratégique pour traiter des problèmes majeurs de la libre circulation des biens, des personnes et des marchandises, ainsi que des questions de paix et de sécurité dans l’espace communautaire.

C’est pourquoi, il a invité les participants à examiner minutieusement les documents soumis à leur appréciation, afin d’aider non seulement les universités ouest-africaines à disposer d’un document de référence pour la reconnaissance et/ou l’harmonisation des systèmes éducatifs, mais également pour faciliter la mobilité des diplômes dans l’espace Cedeao.

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