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D’importantes décisions pour assurer une bonne exécution du projet de développement de l’autoroute Abidjan Lagos
Pathé Gueye, Commissaire des Infrastructures de la Commission de la Cedeao

Pathé Gueye, Commissaire des Infrastructures de la Commission de la Cedeao

La Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) est invitée à déployer immédiatement les efforts destinés à mobiliser des ressources additionnelles pour la mise en œuvre du Programme de développement de l’Autoroute du Corridor Abidjan-Lagos.

C’est l’une des décisions de la 11ème réunion du Comité de pilotage du Programme tenue le 19 octobre 2018, à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

Après avoir loué et entériné les recommandations formulées par les experts techniques, les membres du Comité de pilotage ont pris acte de la nécessité d’une réallocation budgétaire visant à permettre la signature des contrats des trois (03) lots pour l’étude de faisabilité et la conception technique du Programme.

S’agissant des études techniques, le Comité de pilotage a souligné la nécessité pour les experts des Etats membres du Corridor Abidjan-Lagos, la Commission de la Cedeao et la Banque africaine de développement (BAD) de prendre connaissance des taux en vigueur sur le marché et des exigences techniques réalistes, en vue d’évaluer les propositions financières des cabinets. Pour les membres du Comité, cette disposition devrait permettre d’éviter des variations excessives (avenants) lors des phases d’exécution, particulièrement dans les composantes géotechniques et d’ingénierie structurelle.

Pour ce qui est de l’Accord de financement du Programme de développement de l’Autoroute du Corridor Abidjan-Lagos, les membres du Comité de pilotage ont noté avec satisfaction que l’accord de prêt pour le Nigeria a été présenté au Conseil exécutif fédéral (FEC) pour ratification, et devrait être signé avant la fin du mois de décembre 2018.

De même, ils ont noté que le Ghana qui s’était désengagé d’une option de prêt a adressé, par le truchement de son ministère des Finances, une lettre de déblocage de fonds à la Banque du Ghana, et sa contribution d’un montant équivalent à 1.000.000 d’UC a été payée.

Par rapport à la mobilisation de la Cellule d’exécution du projet (CEP), le Comité de pilotage a exhorté la Commission de la Cedeao à accélérer l’ensemble de son processus pour s’assurer que tous les experts de la Cellule soient mis à disposition dès novembre 2018.

 

Photo de famille des membres du Comité de pilotage et des experts

En effet, il ressort des explications dudit Comité que la BAD a donné son avis de non-objection aux contrats de quatre des cinq postes d’assistance à la CEP (coordonnateur du projet, ingénieur francophone, assistant administratif bilingue et assistant financier et comptable), et le processus de passation pour le cinquième expert (ingénieur anglophone) est également en cours.

A propos du siège de l’Autorité de gestion du Corridor Abidjan-Lagos (ALCoMA), le Comité de pilotage a pris acte du rapport de la mission d’évaluation effectuée dans les quatre (4) Etats membres (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana et Togo) visant à évaluer leurs propositions relatives à la localisation du siège de cet organe. Il a promis de soumettre ledit rapport aux chefs d’Etat et de gouvernement pour la prise d’une décision finale.
A noter que cette rencontre a servi de cadre à la signature de l’Accord intergouvernemental de l’ALCoMA par les membres du Comité de pilotage.

A la cérémonie d’ouverture de la rencontre, tous les intervenants ont souligné l’importance du Programme de développement de l’Autoroute du Corridor Abidjan-Lagos, et promis de poursuivre leur engagement en faveur de sa bonne exécution.

« L’importance de ce projet n’est plus à démontrer car nous sommes tous convaincus des avantages que nos populations devraient en tirer, surtout au niveau de l’amélioration des échanges entre nos différents Etats », a indiqué le ministre ivoirien de l’Equipement et de l’Entretien routier, Dr Amédé Koffi Kouakou.

De g. à dr, Kwasi Amoako-Attah, Dr Amédé Kouakou, Suleiman Hassan Zarma, Alassane Seïdou et Pathé Gueye

Pour le Commissaire chargé des Infrastructures de la Commission de la Cedeao, Pathé Gueye, ce projet devra contribuer de façon déterminante à la satisfaction des besoins socioéconomiques d’une population en forte croissance grâce à une infrastructure routière conforme aux standards internationaux.

« Le Corridor Abidjan-Lagos est porteur d’un énorme potentiel. Il draine près de 75% des activités commerciales de la sous-région et traverse les pôles économiques les plus actifs et les villes les plus densément peuplées de la Cedeao (Abidjan, Accra, Lomé, Cotonou et Lagos) », a affirmé M. Gueye.

Il a exprimé sa gratitude aux partenaires techniques et financiers, notamment la BAD et l’Union européenne (UE) pour leur contribution au financement des études à hauteur de 22,72 millions de dollars américains ; ainsi que l’Agence de coopération allemande (GIZ) et le mécanisme de prestation de services de l’Agence du NEPAD pour leur soutien au projet.

 

Le représentant de la BAD, Jean Kizito Kabanguka, et le chargé d’Affaires de la délégation de l’UE en Côte d’Ivoire, Michel Laloge, ont réaffirmé la disponibilité de leurs institutions pour la réalisation du projet de construction de l’Autoroute du Corridor Abidjan-Lagos.

A noter que le ministre des Infrastructures et des Transports du Bénin, Alassane Seïdou, celui des Routes et des Autoroutes du Ghana, Kwasi Amoako-Attah, le Secrétaire général du ministère togolais des Infrastructures et des Transports, Komlan Tindano, ainsi que le Secrétaire d’Etat à l’Énergie, aux Travaux publics et au Logement du Nigeria, Suleiman Hassan Zarma, ont également pris part à la présente réunion.

Concernant la prochaine réunion du Comité de pilotage du Programme de développement de l’Autoroute du Corridor Abidjan-Lagos, elle aura lieu le 31 janvier 2019 à Lomé, au Togo.

Le Corridor Abidjan-Lagos est un maillon du Corridor Dakar-Lagos, qui fait partie de l’autoroute transafricaine de l’espace Cedeao, dont le développement s’inscrit dans le cadre du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA). Il se veut être la véritable colonne vertébrale du développement économique et social de l’espace Cedeao.

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