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Des praticiens ouest-africains formes pour mieux lutter contre la chenille légionnaire d’automne
Photo de groupe des participants

Cotonou, le 16 février 2018. La formation des formateurs en Afrique et plus spécialement en Afrique de l’Ouest à la gestion de l’un des ravageurs des cultures les plus destructeurs, la chenille légionnaire d’automne, s’est achevée le jeudi 15 février 2018, à Cotonou, au Bénin.

La rencontre a permis aux participants de réfléchir davantage sur les voies et moyens susceptibles de lutter efficacement contre cette chenille qui représente une menace mondiale critique pour la sécurité alimentaire en Afrique.

La représentante de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), Mme Catherine Hamlin, s’est dite satisfaite des conclusions de la rencontre.

La chenille légionnaire est un danger pour l’Afrique, et de ce fait, des échanges de connaissances et d’expériences doivent être envisagés, a-t-elle dit, insistant au passage sur l’importance des actions coordonnées et du renforcement des politiques concernant les pesticides homologués dans les pays africains.

La lutte contre le ravageur est possible et la participation de tous les pays concernés est plus que nécessaire, a déclaré pour sa part, Benoît Gnonlonfin, le représentant de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Après avoir remercié les participants à la formation et les partenaires, il a indiqué que le travail dans la lutte contre la chenille légionnaire ne fait que commencer, et qu’un engagement suivi permettra d’éradiquer ce ravageur.

De son côté, George Goergen, de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) s’est dit optimiste dans la lutte contre ce fléau.

Ce sont, 2,5 milliards qui sont perdus chaque année à cause des ravageurs. Les experts se doivent d’instaurer une initiative mondiale de la lutte contre la chenille légionnaire d’automne, a-t-il laissé entendre.

Il a vivement conseillé aux pays de se référer au manuel « Guide for integrated pest management « FAW IPM » qui leur a été présenté. Ce guide appuie non seulement le petit paysan, mais également le décideur et le bailleur.

Quant au directeur du Centre international d’amélioration du maïs et du blé (CIMMYT), il a souligné le sens de la lutte biologique technologique. Il a plaidé pour la mise à disposition de tous les pays une palette d’outils que chacun d’eux pourrait adapter aux réalités de son environnement.

La fin de cette formation a débouché sur la 1ère réunion de la Task force sanitaire et phytosanitaire de la Commission de la Cedeao.

Cette rencontre, qui regroupe de manière plus restreinte les 15 Etats membres de l’espace communautaire, vise notamment à faire le point sur les priorités régionales, et à élaborer un plan d’actions prioritaires de la Task force pour 2018-2019.

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